Audio recorded description of show by the artist available here.
Record Keeper
“We don’t live in the universe; we embody it…We arise, in every particular detail, however glorious or mundane, from the spacetime fabric of the universe, via the quantum foam, and ultimately, we subside back into the fullness of time.”
(Neil Theise, Notes on Complexity)
Trees are among our oldest witnesses. Standing between soil and sky, they hold centuries of ecological memory within their rings, roots, and living networks. Whether growing in an urban neighbourhood or an old growth rain forest, they embody relationships that extend far beyond the individual. Through underground fungal networks, trees exchange nutrients, communicate distress, and pass knowledge across generations, modelling forms of collective care, adaptation, and resilience. This exhibition explores our ecological identity by inviting us to recognize ourselves as part of a living archive. Like the forest, we carry ancestral knowledge shaped across generations, while the microbial communities that inhabit us remind us that our bodies are themselves expansive ecosystems. Drawing on the understanding that humans are not separate from earth or universe, but participants within a larger living system, these works invite reflection. Composed of eco-, ice-, and rust-dyed textiles layered with encaustic wax, clay, journal remnants, thread, and found materials collected from cities, forests, coastlines, and places beyond political borders, each work gathers the marks of time, place, and encounter. Like tree rings, these layered surfaces become archives that embrace the complexity and messiness of transformation.
Katrina Grabner (she/her) is an art therapist, visual artist, university instructor and writer residing on the stolen, unceded territory of the Kanien’kehá:ka Nation. Often drawn to creating site specific installations, Grabner uses mediums such as encaustics, ceramics and fibre as well as photography. Originally from Treaty 6 Territory, just west of the Rocky Mountains, Grabner lived for twenty years on the unceded territory of the Coast Salish peoples before arriving in Tiohtià:ke/Montréal two years ago this month. Grabner locates herself through her German, Scottish, Irish, Mi’kmaq and French ancestors. She founded Open Book Art Collective and participated in numerous shows at galleries such as Silk Purse Arts Centre, Massy Arts Society and Langley Centennial Museum as well as participated in MAWA’s Mentorship foundation program. Her hope is to encourage curiosity, play, wonder, conversation and deeper connection with self and other.
‘Art is a vehicle that allows us to transcend linear time, to travel backward and forward into personal and transpersonal history, into possibilities that weren’t realized and those that might be…The path of art is a tutorial in the process of intuition.’ (Pat B. Allen, Art is a Spiritual Path)
Encaustic Art
The word encaustic comes from the Greek word Enkaustikos, which means to burn in. It was first used three thousand years ago when ancient ship builders used the combination of wax, resin and pigments to seal, waterproof and decorate their ships. Encaustics consist of natural beeswax and dammar resin (crystallized tree sap). The medium can be used alone or it can be pigmented. Heat is used throughout the process, from melting the beeswax to fusing the layers of wax.
By using techniques such as encaustic (beeswax and damar resin) as well as ice dye and eco dye on silk, I explore the tension between chance and control. This process of art making continually calls me to a place of surrender, trust and ultimately wonder, as I work with and harness the incidental. It is an intuitive process. By making in this way I am reminded of the mystery and flow of the world around us, as well as our attempts to make sense of, map out and contain it.
I Was Here Once
Soundscape created by Benjamin IV in collaboration with Katrina Grabner.
Some artists paint with layers or wax and fibre while others create immersive worlds with woven together sounds, both found and created.
Much gratitude to Sebastian, Benjamin, Popop, Moonie, Spooky and the St Lawrence River.
Les gardiens de la mémoire
Les arbres comptent parmi nos plus anciens témoins. Se dressant entre la terre et le ciel, ils renferment des siècles de mémoire écologique dans leurs cernes, leurs racines et leurs réseaux vivants. Qu’ils poussent dans un quartier urbain ou dans une forêt pluviale ancienne, ils incarnent des relations qui s’étendent bien au-delà de l’individu. Grâce à des réseaux fongiques souterrains, les arbres échangent des nutriments, communiquent leur détresse et transmettent leur savoir d’une génération à l’autre, incarnant ainsi des formes de solidarité, d’adaptation et de résilience collectives. Cette exposition explore notre identité écologique en nous invitant à nous reconnaître comme faisant partie d’une archive vivante. À l’instar de la forêt, nous portons en nous un savoir ancestral façonné au fil des générations, tandis que les communautés microbiennes qui nous habitent nous rappellent que nos corps sont eux-mêmes des écosystèmes, s’étendant au-delà des limites du soi. Partant du principe que les humains ne sont pas séparés de la Terre ou de l’univers, mais qu’ils font partie intégrante d’un système vivant plus vaste, cette œuvre invite à réfléchir à la manière dont la mémoire, les relations et la transformation nous traversent tous. Composées de textiles teints à l’éco, à la glace et à la rouille, recouverts de couches de cire encaustique, d’argile, de fragments de journaux intimes, de fils et de matériaux trouvés dans des villes, des forêts, sur les côtes et dans des lieux situés au-delà des frontières politiques, chaque œuvre porte les traces du temps, du lieu et des rencontres. À l’instar des cernes des arbres, ces surfaces stratifiées deviennent des archives qui embrassent la complexité et le caractère désordonné de la transformation.
Katrina Grabner (elle) est art-thérapeute, artiste visuelle, professeure d’université et autrice; elle réside sur le territoire volé et non cédé de la nation Kanien’kehá:ka. Souvent attirée par la création d’installations in situ, Grabner utilise des techniques telles que l’encaustique, la céramique et les fibres pour explorer des thèmes liés à l’identité écologique, à l’incarnation, au lieu, au mythe et à la guérison collective. Originaire du territoire du Traité n° 6, juste à l’ouest des Rocheuses, Grabner a vécu pendant vingt ans sur le territoire non cédé des peuples Salish de la Côte avant d’arriver à Tiohtià:ke/Montréal il y a deux ans ce mois-ci. Grabner se situe à travers ses ancêtres allemands, écossais, irlandais, mi’kmaq et français. Elle a fondé le collectif artistique Open Book et a participé à de nombreuses expositions dans des galeries telles que le Silk Purse Arts Centre, la Massy Arts Society et le Langley Centennial Museum, tout en prenant part au programme de mentorat de la fondation MAWA. Son objectif est d’encourager la curiosité, le jeu, l’émerveillement, la conversation et un lien plus profond avec soi-même et les autres.
Artiste encaustique
Le mot « encaustique » vient du grec « enkaustikos », qui signifie « graver à chaud ». Il a été utilisé pour la première fois il y a trois mille ans, lorsque les constructeurs de navires de l’Antiquité utilisaient un mélange de cire, de résine et de pigments pour sceller, imperméabiliser et décorer leurs navires. La peinture encaustique est composée de cire d’abeille naturelle et de résine de dammar (sève d’arbre cristallisée). Ce médium peut être utilisé tel quel ou pigmenté. La chaleur est présente tout au long du processus, depuis la fonte de la cire d’abeille jusqu’à la fusion des couches de cire.
En utilisant des techniques telles que l’encaustique (cire d’abeille et résine de dammar), ainsi que la teinture à la glace et la teinture écologique sur soie, j’explore la tension entre le hasard et le contrôle. Ce processus de création artistique m’invite continuellement à l’abandon, à la confiance et, en fin de compte, à l’émerveillement, alors que je travaille avec le fortuit et que je l’exploite. C’est un processus intuitif. En créant de cette manière, je me rappelle le mystère et le flux du monde qui nous entoure, ainsi que nos tentatives pour lui donner un sens, le cartographier et le maîtriser.
J’étais ici autrefois
Paysage sonore créé par Benjamin IV en collaboration avec Katrina Grabner.
Certains artistes peignent en superposant des couches de cire et de fibres, tandis que d’autres créent des univers immersifs en tissant ensemble des sons, à la fois trouvés et créés.
Un immense merci à Sebastian, Benjamin, Popop, Moonie, Spooky et au fleuve Saint-Laurent.
Listen Below